• Passer à la navigation principale
  • Passer au contenu principal
Fins Gousiers

Fins Gousiers

Fins Gousiers d'Anjou

  • Accueil
    • A la une
  • Présentation
    • Qui sommes nous
    • Historique
    • Le Docte Collège
    • Les Chevaliers, Officiers et Grands Dignitaires
    • Vie associative
    • La Médiathèque
  • Chapitres
    • Saint Vincent
      • Les différents Chapitres de la St Vincent
    • Vendanges et Dames
      • Les différents Chapitres des Vendanges et des Dames
    • Chapitres Privés
      • Les différents Chapitres Privés
  • Ouvertures
    • La promotion des vins d’Anjou
      • Les évènements liés au Vins d’ Anjou
    • Fête des Vendanges – Montmartre
      • Les différentes fêtes des Vendanges de Montmartre
    • Fête des vins – Chalonnes sur Loire
      • Les différentes fêtes des Vins de Chalonnes sur Loire
    • Confrérie Li Crochon – Belgique
      • Les différents Chapitres des Li Crochon
    • Irlande
      • Les derniers déplacements en Irlande
    • Autres participations
    • Les Partenaires
  • A savourer, à déguster
    • Recettes de cuisines
    • Lectures
    • Chants de la confrérie
  • Archives
  • Espace Privé

Uncategorized

Les fleurs du mal – Charles Beaudelaire

1 janvier 2001



L’ÂME DU VIN

Un soir, l’âme du vin chantait dans les bouteilles :
« Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l’âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

Car j’éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d’un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l’espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content ;

J’allumerai les yeux de ta femme ravie ;
À ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L’huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l’éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! »



LE VIN DES CHIFFONNIERS

Souvent, à la clarté rouge d’un réverbère
Dont le vent bat la flamme et tourmente le verre,
Au cœur d’un vieux faubourg, labyrinthe fangeux
Où l’humanité grouille en ferments orageux,

On voit un chiffonnier qui vient, hochant la tête,
Buttant, et se cognant aux murs comme un poëte,
Et, sans prendre souci des mouchards, ses sujets,
Épanche tout son cœur en glorieux projets.

Il prête des serments, dicte des lois sublimes,
Terrasse les méchants, relève les victimes,
Et sous le firmament comme un dais suspendu
S’enivre des splendeurs de sa propre vertu.

Oui, ces gens harcelés de chagrins de ménage,
Moulus par le travail et tourmentés par l’âge,
Éreintés et pliant sous un tas de débris,
Vomissement confus de l’énorme Paris,

Reviennent, parfumés d’une odeur de futailles,
Suivis de compagnons, blanchis dans les batailles,
Dont la moustache pend comme les vieux drapeaux.
Les bannières, les fleurs et les arcs triomphaux

Se dressent devant eux, solennelle magie !
Et dans l’étourdissante et lumineuse orgie
Des clairons, du soleil, des cris et du tambour,
Ils apportent la gloire au peuple ivre d’amour !

C’est ainsi qu’à travers l’Humanité frivole
Le vin roule de l’or, éblouissant Pactole ;
Par le gosier de l’homme il chante ses exploits
Et règne par ses dons ainsi que les vrais rois.

Pour noyer la rancœur et bercer l’indolence
De tous ces vieux maudits qui meurent en silence,
Dieu, touché de remords, avait fait le sommeil ;
L’Homme ajouta le Vin, fils sacré du Soleil !



LE VIN DE L’ASSASSIN

Ma femme est morte, je suis libre !
Je puis donc boire tout mon soûl.
Lorsque je rentrais sans un sou,
Ses cris me déchiraient la fibre.

Autant qu’un roi je suis heureux ;
L’air est pur, le ciel admirable…
Nous avions un été semblable
Lorsque je devins amoureux !

L’horrible soif qui me déchire
Aurait besoin pour s’assouvir
D’autant de vin qu’en peut tenir
Son tombeau ; — ce n’est pas peu dire :

Je l’ai jetée au fond d’un puits,
Et j’ai même poussé sur elle
Tous les pavés de la margelle.
— Je l’oublierai si je le puis !

Au nom des serments de tendresse,
Dont rien ne peut nous délier,
Et pour nous réconcilier
Comme au beau temps de notre ivresse,

J’implorai d’elle un rendez-vous,
Le soir, sur une route obscure.
Elle y vint ! — folle créature !
Nous sommes tous plus ou moins fous !

Elle était encore jolie,
Quoique bien fatiguée ! et moi,
Je l’aimai trop ! voilà pourquoi
Je lui dis : Sors de cette vie !

Nul ne peut me comprendre. Un seul
Parmi ces ivrognes stupides
Songea-t-il dans ses nuits morbides
À faire du vin un linceul ?

Cette crapule invulnérable
Comme les machines de fer
Jamais, ni l’été ni l’hiver,
N’a connu l’amour véritable,

Avec ses noirs enchantements,
Son cortége infernal d’alarmes,
Ses fioles de poison, ses larmes,
Ses bruits de chaîne et d’ossements !

— Me voilà libre et solitaire !
Je serai ce soir ivre mort ;
Alors, sans peur et sans remord,
Je me coucherai sur la terre,

Et je dormirai comme un chien !
Le chariot aux lourdes roues
Chargé de pierres et de boues,
Le wagon enrayé peut bien

Écraser ma tête coupable
Ou me couper par le milieu,
Je m’en moque comme de Dieu,
Du Diable ou de la Sainte Table !



LE VIN DU SOLITAIRE

Le regard singulier d’une femme galante
Qui se glisse vers nous comme le rayon blanc
Que la lune onduleuse envoie au lac tremblant,
Quand elle y veut baigner sa beauté nonchalante ;

Le dernier sac d’écus dans les doigts d’un joueur ;
Un baiser libertin de la maigre Adeline ;
Les sons d’une musique énervante et câline,
Semblable au cri lointain de l’humaine douleur,

Tout cela ne vaut pas, ô bouteille profonde,
Les baumes pénétrants que ta panse féconde
Garde au cœur altéré du poëte pieux ;

Tu lui verses l’espoir, la jeunesse et la vie,
— Et l’orgueil, ce trésor de toute gueuserie,
Qui nous rend triomphants et semblables aux Dieux.



LE VIN DES AMANTS

Aujourd’hui l’espace est splendide !
Sans mors, sans éperons, sans bride
Partons à cheval sur le vin
Pour un ciel féerique et divin !

Comme deux anges que torture
Une implacable calenture,
Dans le bleu cristal du matin
Suivons le mirage lointain !

Mollement balancés sur l’aile
Du tourbillon intelligent,
Dans un délire parallèle,

Ma sœur, côte à côte nageant,
Nous fuirons sans repos ni trêves
Vers le paradis de mes rêves !

Classé sous :Uncategorized

Supreme de volaille façon Curnonsky

1 janvier 2001

Suprême de volaille façon Curnonsky

Suprême de volaille façon Curnonsky, petits choux braisés aux rillauds, millefeuille de racines oubliées d’après Curnonsky surnommé « prince des gastronomes » et originaire d’Angers. Les recettes de Curnonsky tournent autour de la truffe et de la crème : crème, truffe, tomate, porto, ail, moelle sont les principaux ingrédients de sa recette. On retravaille cette recette avec des produits d’aujourd’hui. La volaille sera farcie d’épinard, de moelle et de perles de truffe balsamique.

La sauce : réduction de porto additionnée de sucre, allongée à la crème, mouillée au fond blanc de volaille.

Liaison : montée au beurre aromatisé à l’arôme de truffe.

Accompagnement : Coteau de l’Aubance ou Anjou Villages Brissac.

Réalisé par Xavier Denis, Chevalier des Fins Gousiers, responsable de la société ADR et du Fief de la Thioire, 11 Chemin du Bois Guillou, 49610 Juigné-sur-Loire.

Xavier Denis

Classé sous :Uncategorized

Cœur de Saint Jacques et foie gras en habit d’artichaut

1 janvier 2001

Ingrédients (pour 4 personnes)

  • 2 fonds d’artichaut
  • 1 noix de Saint Jacques
  • 1 lobe de foie gras de 30 g

Préparation

  1. Cuire les fonds d’artichaut dans l’eau salée environ 10 minutes et les laisser refroidir
  2. Saler et poivrer les 2 fonds d’artichaut
  3. Poser sur le premier fond le foie gras et sur l’autre la Saint Jacques
  4. Les assembler et les rouler dans un cellofrais
  5. Cuire au four à 80° environ 20 minutes
  6. Refroidir 12 heures
  7. Présenter les fonds coupés en deux, accompagnés d’un toast aux œufs de truite et d’une vinaigrette aux herbes

Accord mets et vins

Servir avec un Bonnezeaux “Le Malabé“ 2011 Domaine Les Grandes Vignes Thouarcé

Réalisé par :  Christian Boué Charcutier – Traiteur 4, Rue Jacques du Bellay 49380 Thouarcé

Christian Boué

Classé sous :Uncategorized

Chipiron farci, chou à l’ Anjou rouge, émulsion citron-moutarde

1 janvier 2001

Ingrédients (pour 4 personnes)

  • 4 chipirons
  • 50 g de moutarde Savora
  • 25 cl de fond de volaille
  • 500 g de chou rouge
  • 50 g de citron confit
  • 50 cl d’Anjou rouge
  • 1 carotte
  • 1 courgette
  • 1 navet
  • 1 céleri boule
  • Parmesan
  • 100 g de crème liquide
  • Ail, persil, 5 épices chinoises, sel, poivre
  • 25 cl de vin blanc (Sauvignon)

Préparation

  1. Vider et laver les chipirons.
  2. Tailler les légumes en brunoise.
  3. Cuire à l’huile d’olive.
  4. Assaisonner, ajouter l’ail, le persil haché, le parmesan et les 5 épices.
  5. Farcir les chipirons et les fermer avec une petite brochette en bois.
  6. Cuire 1 h à couvert avec 25 cl de litre de vin blanc.
  7. Tailler le chou rouge.
  8. Cuire avec le vin rouge 30 mn, saler poivrer.
  9. Chauffer le fond de volaille.
  10. Ajouter la moutarde et le citron confit.
  11. Mixer avec la crème.

Réalisé par : Frédéric et Fabienne Georget – Restaurant « les Plantes » 54, avenue d’Angers 49430 Durtal

Frédéric et Fabienne Georget

Classé sous :Uncategorized

De la Vigne au Vin – Thierry Pelloquet et Jean-Robert Pitte

1 janvier 2001

Deux auteurs ouvrent cet ouvrage de plus de 200 pages : le conservateur en chef du patrimoine, Thierry Pelloquet et Le géographe et président de l’Académie du vin de France, Jean-Robert Pitte.

Ce dernier rend d’ailleurs hommage au travail de Roger Dion, historien et géographe de la vigne et du vin en France, qui a su montré le lien indissociable, pour la qualité du vin, entre le terroir, celui qui fait le vin et celui qui le déguste.

L’histoire de ces différentes régions viticoles occupe la première partie : de Piriac à la Sarthe, de l’Anjou à la Vendée ; un article sur Antoine Cristal clos cette évocation historique.

La seconde partie est consacrée aux « Paysages et architectures » : les paysages et leur protection ; les clos, loges et caves sont les éléments de cette étude patrimoniale.

La conservation des cépages, comme le berligou et le chenin, est incluse dans la troisième partie consacrée à « la viticulture et savoir-faire ».

Vient ensuite une série d’articles sur « représentation et personnalisation » où l’art côtoie les étiquettes, l’œnotourisme et le musée nantais. Sans doute peut-on regretter l’oubli (?) du « Musée de la Vigne et du Vin » de Saint Lambert, même si de nombreuses illustrations semblent en être issues.

« Pratiques et Sociabilités » sont évoquées dans la dernière partie. L’éloge des « vigneronnes » ne peut que réjouir les amis de la vigne. On y évoque aussi la convivialité, la gastronomie ; un article sur « le vin miroir de la culture » termine cet ensemble intéressant et pertinent sur une activité importante et symbolique de la Région. Un regret cependant : le rôle et l’importance des Confréries semble absent de ce travail.

  • Date de parution 2015
  • Éditeur Editions 303
  • ISBN 979-10-93572-10-9
Tierry Pelloquet
Jean-Robert Pitte

Classé sous :Uncategorized

Grappes de Haïku – Jean-Yves Bardin

1 janvier 2001

Après « Gueules de vignerons », Jean-Yves Bardin poursuit son chemin autour du vin et des vignerons de l’Anjou.

« Grappes de Haïku » en est la deuxième étape, en attendant un autre livre sans doute. Le point de départ a été la rencontre avec Patrick Gillet lors d’une exposition à la Collégiale Saint Martin. Ce dernier lui propose un livre sur les Haïkus et le vin, ce qui n’existe pas alors. Jean-Yves Robin fait alors un choix dans ses photos et Annick Dandeville et Patrick Gillet, auteurs de Haïkus, écrivent leurs textes à partir du choix effectué.

Le livre présente trois originalités : seul livre sur vin et haïku ; seul livre en français, anglais et japonais ; chaque texte est accompagné d’un « kamon » c’est-à-dire un « blason » en héraldique japonaise. Comme le dit l’auteur : « l’abus de poésie est bénéfique pour la santé ! » C’est bien un livre à déguster avec les yeux et le cœur et pourquoi pas avec un verre d’Anjou sous une tonnelle.

Le livre peut être acheté au Musée de la Vigne et du vin et à la librairie ParChemins à Saint-Florent-le-Vieil.

  • Date de parution 2016
  • Éditeur Creazen
  • ISBN 2955805602
Jean-Yves Bardin

Classé sous :Uncategorized

  • « Aller à la page précédente
  • Page 1
  • Pages provisoires omises …
  • Page 40
  • Page 41
  • Page 42
  • Page 43
  • Page 44
  • Pages provisoires omises …
  • Page 53
  • Aller à la page suivante »

Siège social : Musée de la Vigne et du Vin
Adresse : Place des vignerons – 49750, Saint-Lambert-du-Lattay
Contact : contact@finsgousiers.fr

  • Accueil
  • Présentation
  • Chapitres
  • Ouvertures
  • A savourer, à déguster
  • Archives