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Fins Gousiers

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Le dictionnaire amoureux de la Loire – Danielle Sallevane

1 janvier 0001

Dans son « Dictionnaire amoureux de la Loire », l’académicienne Danièle Sallenave, originaire de Savennières, décline son amour pour le fleuve royal sur tous les tons. La Loire est une passion française, une composante majeure de notre identité.

Danièle Sallenave a su dans son livre rendre la force et la fluidité du fleuve et de son environnement. Au gré des étapes et des rubriques, d’une écriture simple mais lumineuse, l’auteur raconte « son fleuve » des sources à l’estuaire. Mille kilomètres de parcours et deux mille ans d’histoire : la Loire est plus qu’un fleuve, c’est une civilisation. De la conquête romaine à l’occupation allemande en passant par la guerre de Vendée, la Loire a tout connu, tout surmonté. Charles d’Orléans, Du Bellay, Balzac, Julien Gracq et tant d’autres ont dit la douceur de son climat, ses étendues de sables blonds et la violence de ses crues. Sa grande époque est la Renaissance, où le Val de Loire prend cette figure splendide que l’Unesco a classée en 2000 dans son patrimoine mondial. Des montagnes de l’Ardèche aux schistes de Bretagne, dans l’alliance unique d’un paysage, d’une architecture et d’un art de vivre épicurien hérité de Rabelais, c’est le creuset de notre langue et notre histoire.

L’académicienne a su nous partager l’envie et le plaisir de découvrir et redécouvrir la Loire. Elle fait sienne le texte de Du Bellay : « Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux… Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin ».

  • Date de parution 2014
  • Éditeur Plon
  • ISBN 9782259217446
Danielle Sallevane

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Choses bues – Jacques Dupont

1 janvier 0001

Jacques Dupont, goûteur hors pair, est aussi un formidable conteur comme le prouve son dernier ouvrage Choses bues édité chez Grasset.

Avec Victor Hugo, c’était Choses vues, sur le même mode, mi- confession mi- enquête de journaliste, Choses bues, est un grand cru de Jacques Dupont, couronné du prix Livres en vignes.

Auteur de référence dans le monde du vin, Jacques Dupont écrit pour l’hebdomadaire Le Point des textes qui font autorité. Choses bues est à la fois l’autobiographie d’un dégustateur avisé, la traversée riche en anecdotes d’un monde souvent secret, les coulisses d’une économie, et surtout l’exercice d’admiration d’un promeneur dans la France des caves et des vignes. Écrit après un long parcours dans les régions viticoles et de nombreuses années de dégustations assorties de rencontres humaines, ce livre révèle que le vin n’est pas seulement qu’une affaire de goût. C’est aussi beaucoup de subjectivité, un résultat aléatoire de l’histoire et de civilisation, et surtout la rencontre réussie de l’homme et du terroir.

Le livre pose de nombreuses questions. Sait on que la Romanée Conti tire sa gloire mondiale d’un petit hectare ? Doit-on se fier à l’érudition arrogante des spécialistes ? Faut-il inscrire les vins à la sécurité sociale pour les maladies qu’ils soignent ? Pourquoi un vieux Champagne sent-il le sac à pain ? Qu’est-ce qui distingue vraiment le châtelain bordelais du vigneron bourguignon ? Et pourquoi un américain ne buvant pas de vin a-t-il pu débourser une fortune pour une caisse de Mouton-Rothschild ?

Jacques Dupont dispose d’une sensibilité olfactive étonnante entraînée depuis l’enfance à humer par réflexe. Avec l’invention récente du « nez qui a pris le pas sur la bouche », il souligne que la recherche des arômes est devenue une sorte de signe d’un nouveau mode de consommation des vins. « On n’est pas des gens compliqués, explique-t-il, dans un vin, on cherche une belle odeur, on l’identifie, et nous voilà ravis. » Il aurait pu sous-titrer son livre « Le vin sans peine », tant on apprend en s’amusant. C’est un mélange de rigueur, de passion et d’hédonisme. Avec un nez pour les arômes, et un sourire en coin, parce que le Monsieur Vin du Point en a appris long sur notre espèce à force de lire dans le fond des verres. On comprend, à travers cette humanité, pourquoi la Bible nous recommande de boire du vin, mais avec modération , cela va de soi.

L’ouvrage est parsemé d’anecdotes, de témoignages et de conseils pour boire bien. Il offre un voyage du Médoc à la Bourgogne, du Muscadet au Languedoc, à travers les vignobles de France et les souvenirs d’enfance de l’auteur. Une seule observation à cette lecture, la trop modeste place laissée aux vins de Loire et aux Anjou en particulier.. ». Sachant trouver des grands vins partout où il y a de grands vignerons, Jacques Dupont vient d’écrire un hymne au plaisir de vivre pour apprivoiser le génie que renferme chaque bouteille de vin. C’est en fréquentant les hommes, et aussi les femmes qui sont de plus en plus nombreuses à la tête de grands vignobles, malgré un machisme qui ne recule que depuis peu, que l’auteur a pu écrire ce livre de manière si érudite, mais jamais pédante.

  • Date de parution août 2008
  • Éditeur Grasset
  • ISBN 2246728118
Jacques Dupont

Classé sous :Uncategorized

Foie gras mariné au Bonnezeaux

1 janvier 0001

Ingrédients (pour 8 personnes)

  • 1 lobe de 500 g de foie gras cru
  • 50 cl de Bonnezeaux
  • 6 g de sel fin
  • 2 g de poivre blanc
  • 2 pièces d’anguille fumée (500 g environ)

Préparation

  1. Plonger le lobe de foie gras en immersion totale dans le Bonnezeaux pendant 24 h.
  2. Sortir le foie gras de sa marinade et le laisser à température ambiante.
  3. L’aplatir à environ 1cm d’épaisseur sur un film de cuisson, et l’assaisonner sur chaque face.
  4. Le ranger pendant 24 h au réfrigérateur.
  5. Placer une tranche de foie gras dans un cadre à pâtisserie, puis la recouvrir d’anguille fumée (1 cm d’épaisseur environ).
  6. Recouvrir d’une seconde tranche de foie gras mariné.
  7. Couvrir d’une feuille de papier cuisson, poser sur le dessus un corps lourd et placer le tout au réfrigérateur.
  8. Laisser refroidir au minimum 2 h.
  9. Découper des bandes de 10 cm de long sur 3cm de large.
  10. Accompagner d’un coulis de betterave rouge, d’une gelée au Bonnezeaux ou d’un mesclun de salade

Accord mets et vins

Servir avec un Bonnezeaux

Réalisé par : Antoine Gueguen, Le Relais de Bonnezeaux 49380 Thouarcé

Antoine Gueguen

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Le Val de Loire Terres de Chenin – Christian Asselin

1 janvier 0001

 Pour la première fois, un ouvrage est consacré au Chenin. Ce cépage mythique de la Moyenne Vallée de la Loire se situe sur deux zones géologiques bien tranchées, à l’ouest de l’Anjou, le Massif Armoricain, alors que le Saumurois et la Touraine s’assoient sur le Bassin Parisien. Il s’exprime délicatement et merveilleusement au travers de ses vins… C’est la Douceur Angevine et la Tendresse Tourangelle qui se dévoilent !

Ce livre, agrémenté de photos et dessins remarquables, se veut collectif, pluridisciplinaire. L’enthousiasme de ses rédacteurs, leur passion pour cette région et ses vins, leurs connaissances et expériences, garantissent aux lecteurs une description quasi exhaustive de ce cépage Chenin qui mérite bien qu’on lui consacre enfin… un ouvrage ! Ce livre est assurément incontournable dans les bibliothèques pour tous les amateurs et amoureux des vins de Chenin, et cela dans le monde entier !

  • Date de parution 12/2017
  • Éditeur ASSELIN CHRISTIAN
  • ISBN 978-2-9560094-1-2

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Les fleurs du mal – Charles Beaudelaire

1 janvier 0001



L’ÂME DU VIN

Un soir, l’âme du vin chantait dans les bouteilles :
« Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l’âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,

Car j’éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d’un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.

Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l’espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content ;

J’allumerai les yeux de ta femme ravie ;
À ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L’huile qui raffermit les muscles des lutteurs.

En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l’éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! »



LE VIN DES CHIFFONNIERS

Souvent, à la clarté rouge d’un réverbère
Dont le vent bat la flamme et tourmente le verre,
Au cœur d’un vieux faubourg, labyrinthe fangeux
Où l’humanité grouille en ferments orageux,

On voit un chiffonnier qui vient, hochant la tête,
Buttant, et se cognant aux murs comme un poëte,
Et, sans prendre souci des mouchards, ses sujets,
Épanche tout son cœur en glorieux projets.

Il prête des serments, dicte des lois sublimes,
Terrasse les méchants, relève les victimes,
Et sous le firmament comme un dais suspendu
S’enivre des splendeurs de sa propre vertu.

Oui, ces gens harcelés de chagrins de ménage,
Moulus par le travail et tourmentés par l’âge,
Éreintés et pliant sous un tas de débris,
Vomissement confus de l’énorme Paris,

Reviennent, parfumés d’une odeur de futailles,
Suivis de compagnons, blanchis dans les batailles,
Dont la moustache pend comme les vieux drapeaux.
Les bannières, les fleurs et les arcs triomphaux

Se dressent devant eux, solennelle magie !
Et dans l’étourdissante et lumineuse orgie
Des clairons, du soleil, des cris et du tambour,
Ils apportent la gloire au peuple ivre d’amour !

C’est ainsi qu’à travers l’Humanité frivole
Le vin roule de l’or, éblouissant Pactole ;
Par le gosier de l’homme il chante ses exploits
Et règne par ses dons ainsi que les vrais rois.

Pour noyer la rancœur et bercer l’indolence
De tous ces vieux maudits qui meurent en silence,
Dieu, touché de remords, avait fait le sommeil ;
L’Homme ajouta le Vin, fils sacré du Soleil !



LE VIN DE L’ASSASSIN

Ma femme est morte, je suis libre !
Je puis donc boire tout mon soûl.
Lorsque je rentrais sans un sou,
Ses cris me déchiraient la fibre.

Autant qu’un roi je suis heureux ;
L’air est pur, le ciel admirable…
Nous avions un été semblable
Lorsque je devins amoureux !

L’horrible soif qui me déchire
Aurait besoin pour s’assouvir
D’autant de vin qu’en peut tenir
Son tombeau ; — ce n’est pas peu dire :

Je l’ai jetée au fond d’un puits,
Et j’ai même poussé sur elle
Tous les pavés de la margelle.
— Je l’oublierai si je le puis !

Au nom des serments de tendresse,
Dont rien ne peut nous délier,
Et pour nous réconcilier
Comme au beau temps de notre ivresse,

J’implorai d’elle un rendez-vous,
Le soir, sur une route obscure.
Elle y vint ! — folle créature !
Nous sommes tous plus ou moins fous !

Elle était encore jolie,
Quoique bien fatiguée ! et moi,
Je l’aimai trop ! voilà pourquoi
Je lui dis : Sors de cette vie !

Nul ne peut me comprendre. Un seul
Parmi ces ivrognes stupides
Songea-t-il dans ses nuits morbides
À faire du vin un linceul ?

Cette crapule invulnérable
Comme les machines de fer
Jamais, ni l’été ni l’hiver,
N’a connu l’amour véritable,

Avec ses noirs enchantements,
Son cortége infernal d’alarmes,
Ses fioles de poison, ses larmes,
Ses bruits de chaîne et d’ossements !

— Me voilà libre et solitaire !
Je serai ce soir ivre mort ;
Alors, sans peur et sans remord,
Je me coucherai sur la terre,

Et je dormirai comme un chien !
Le chariot aux lourdes roues
Chargé de pierres et de boues,
Le wagon enrayé peut bien

Écraser ma tête coupable
Ou me couper par le milieu,
Je m’en moque comme de Dieu,
Du Diable ou de la Sainte Table !



LE VIN DU SOLITAIRE

Le regard singulier d’une femme galante
Qui se glisse vers nous comme le rayon blanc
Que la lune onduleuse envoie au lac tremblant,
Quand elle y veut baigner sa beauté nonchalante ;

Le dernier sac d’écus dans les doigts d’un joueur ;
Un baiser libertin de la maigre Adeline ;
Les sons d’une musique énervante et câline,
Semblable au cri lointain de l’humaine douleur,

Tout cela ne vaut pas, ô bouteille profonde,
Les baumes pénétrants que ta panse féconde
Garde au cœur altéré du poëte pieux ;

Tu lui verses l’espoir, la jeunesse et la vie,
— Et l’orgueil, ce trésor de toute gueuserie,
Qui nous rend triomphants et semblables aux Dieux.



LE VIN DES AMANTS

Aujourd’hui l’espace est splendide !
Sans mors, sans éperons, sans bride
Partons à cheval sur le vin
Pour un ciel féerique et divin !

Comme deux anges que torture
Une implacable calenture,
Dans le bleu cristal du matin
Suivons le mirage lointain !

Mollement balancés sur l’aile
Du tourbillon intelligent,
Dans un délire parallèle,

Ma sœur, côte à côte nageant,
Nous fuirons sans repos ni trêves
Vers le paradis de mes rêves !

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Supreme de volaille façon Curnonsky

1 janvier 0001

Suprême de volaille façon Curnonsky

Suprême de volaille façon Curnonsky, petits choux braisés aux rillauds, millefeuille de racines oubliées d’après Curnonsky surnommé « prince des gastronomes » et originaire d’Angers. Les recettes de Curnonsky tournent autour de la truffe et de la crème : crème, truffe, tomate, porto, ail, moelle sont les principaux ingrédients de sa recette. On retravaille cette recette avec des produits d’aujourd’hui. La volaille sera farcie d’épinard, de moelle et de perles de truffe balsamique.

La sauce : réduction de porto additionnée de sucre, allongée à la crème, mouillée au fond blanc de volaille.

Liaison : montée au beurre aromatisé à l’arôme de truffe.

Accompagnement : Coteau de l’Aubance ou Anjou Villages Brissac.

Réalisé par Xavier Denis, Chevalier des Fins Gousiers, responsable de la société ADR et du Fief de la Thioire, 11 Chemin du Bois Guillou, 49610 Juigné-sur-Loire.

Xavier Denis

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Siège social : Musée de la Vigne et du Vin
Adresse : Place des vignerons – 49750, Saint-Lambert-du-Lattay
Contact : contact@finsgousiers.fr

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